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Des ecuroducs pour les écureuils de Villennes

Les écureuils : une petite armée au service de la nature

Je me souviens parfaitement de mon émerveillement lorsque j’ai commencé à les rechercher, doux petits lutins des bois, tellement agiles, si graciles et vulnérables. Savez-vous que ce sont les écureuils qui ont permis au chêne de coloniser l’Europe ? Avec leur peur de manquer, les écureuils enterrent les glands, ils en enterrent tellement qu’ils les oublient et peu à peu, mètre par mètre, génération après génération, les chênes sont partout. Oui, c’est grâce à la peur des écureuils que la forêt est entretenue, ensemencée, vivante. D’arbres en arbres, ils s’élancent et s’agrippent, que de beauté dans un si petit corps !


Si je me souviens si bien de ce que j’ai ressenti lorsque j’ai commencé à les regarder, c’est parce que c’était il y a moins d’un an. Avant cela, comme la majorité d’entres nous, je les frôlais sans les voir, sans me rendre compte de leur magnifique présence. Une vie remplie comme un gros sac : pas le temps pour ces bêtises : j’ai un métier moi, Monsieur ! Et puis, comme nous tous, j’ai ralenti, et j’ai ouvert les yeux et alors là…

La première fois que je me suis rendue compte qu’il y avait des écureuils à Villennes-sur-Seine, c’était dans le petit bois, à coté du club équestre. J’avais commencé la photo de nature depuis quelques semaines et je bavais littéralement d’admiration sur certains comptes Instagram. Ce petit compagnon des bois était donc de bon augure : il y a des possibilités ici, à ma porte ! Les jours et semaines suivantes, je m’attelais à la tâche, comprendre leurs habitudes, observer, attendre, beaucoup. Au début, avec la meilleure des volontés, je ne les voyais pas. J’avais beau chercher, parfois durant des heures, je ne les voyais passer que de loin, petits éclairs roux indistincts. Et puis, à force de regarder, on apprend à les voir. Aujourd’hui, à la faveur du nouveau printemps naissant, j’en vois chaque jour, sans effort.


Si j’en vois tellement, c’est parce qu’elle est là, cette petite armée pacifiste qui défend la vie griffes et dents dehors et si j’écris ces lignes, c’est pour tenter d’en sauver quelques-uns, autant que possible car la première cause de mortalité des écureuils sont les voitures.

Des écuroducs pour sauver les écureuils

Vous allez peut-être me dire, la poésie de la nature n’est pas suffisante pour engager des fonds et des ressources publiques dans des « Ecuroducs », ces câbles déroulés entre deux arbres à noix afin de créer un passage sécurisé au-dessus d’une route ? Ici, je réponds que de façon très pragmatique, l’écureuil rend service à l’homme, très directement.

Car outre son rôle de semencier, l’écureuil est aussi le gardien de nombreuses petites espèces des bois, notamment les oiseaux en coupant les petites branches nécessaires à la construction des nids, les pics, pour qui il creuse des nids «prêts à déposer ses valises», la biodiversité générale car il mange les champignons parasites des arbres.

 

qu'est ce qu'un ecuroduc

Alors je propose aux Villennois de venir aider ceux qui entretiennent nos arbres, nos bois, notre oxygène et notre climat en installant, comme dans de nombreuses autres communes en France et de part le monde, des Ecuroducs selon les préconisations du Muséum National d’histoire naturelle là où les écureuils sont vraiment en danger, à savoir, à mon avis, sur le Chemin de la côte, chemin des Groux, Rue de Poissy et Rue de Medan. Nous proposons donc à la mairie d’engager l’installation d’écuroducs aux zones citées, avec l’aide de Villennois bénévoles qui souhaitent s’engager dans cette action. Alors si vous habitez dans ces zones, n’hésitez pas à nous contacter pour mettre en place les premiers écuroducs de Villennes !

De par la pression étouffante qu’il impose, l’homme a un devoir envers la biodiversité :
utiliser ses formidables compétences pour la défendre de lui-même.

Caroline – membre V.I.E.

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