Le vendredi de la biodiversité à Villennes-sur-Seine : le Martin-Pêcheur / Episode 4

Mais c’est pas possible, encore elle!
Et v’la t’y pas qu’elle a trouvé le camp de base de la colonie, et ben… on est pas sorti de cul de ronces, j’vous le dis moi.

Bon, finalement, on va se calmer, elle ne pourra pas accéder aux nids de toute façon et avec son petit bateau, elle ne va pas nous faire grand mal alors ok, on vit notre vie.

Moi, je suis le papa, pour nous différencier avec ma blonde, c’est très simple, moi, j’ai le bas du bec noir et elle, orange; au niveau du dos, elle est verte et moi, bleu.

En ce moment, on fait équipe pour nourrir nos petits. Ils sont dans les nids creusés dans le sol sableux. A la fin de l’hiver, je construis un tunnel et une salle au bout, je fais visiter aux filles et dès qu’il y en a une à qui ça convient, c’est parti!

Si c’est possible, on se retrouve d’une année sur l’autre, on gagne du temps comme ça, on zappe l’étape: “ Je te séduis, je te mens pour que tu sois open et après seulement, on passe aux choses sérieuses. » On ne s’occupe plus de tout ça, on est des Martins, sublimes parmi les fantastiques et on a pas que ça à faire.

Quand on garde notre partenaire d’une année sur l’autre, on a le temps de faire deux portées. La première début mai et la seconde courant juillet.

Je dis qu’on se retrouve parce que, dès que la deuxième portée quitte le nid, on ne se supporte plus et on a besoin d’air.

Vous savez quoi? La blonde là, vous la voyez toute mignonne sur son fil, elle pose, le regard vers les cieux et l’air innocent . Mais en vrai, elle me met la misère avec des coups de bec si je reviens la voir. Vous ne pouvez pas imaginer la mégère que c’est!

Alors, les choses sont claires, à l’automne, elle me vire et elle garde le nid que j’ai fait. Moi, j’en suis bon pour aller zoner ailleurs !

Bon allez, schussss, je pense que vous me verrez encore !

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