Le vendredi de la biodiversité à Villennes-sur-Seine : le Pic Epeiche

Certains disent que je tape les arbres parce qu’il va pleuvoir, pourtant, quiconque m’observe un moment saura que c’est pour chercher des larves d’insectes sous l’écorce que je tape.

Ne vous y trompez pas, les arbres me sont reconnaissants de les débarrasser de leurs peaux mortes et des parasites qui les habitent, même si je leur tape dessus.

Ma calotte rouge, c’est l’image de l’amour qui m’habite, mon amour pour mes arbres, quelques dizaines au maximum qui me procurent tout ce dont j’ai besoin, gîte et couvert, je suis ce que vous appelez un oiseau arboricole exclusif.

La tache rouge sur le haut de mon crâne, c’est mon amour exclusif pour mes arbres.

Évidemment, lorsque décembre arrive, je cherche une femelle mais ce n’est que par nécessité instinctive, une force qui m’habite pour la survie de l’espèce. 

La période de séduction est longue car nous n’aimons pas trop cela.  Nous sommes des oiseaux solitaires alors on a besoin de temps pour accepter de partager un petit bout de chemin avec un congénère.

J’ai trouvé la mienne il y a quelques jours et en ce moment, je travaille sans relâche pour construire une nouvelle loge dans un arbre mort.

Alors que Madame passe son temps à se gaver, moi je bosse parce qu’il est hors de question d’utiliser une loge d’occasion, il lui faut du neuf et elle ne fera rien pour ça, les femmes…!
Ces jours-ci, je me dis que la nature m’a franchement floué…!

 

Pourtant, dans quelques temps, je serai content de voir tous ces petits becs grands ouverts. Ensemble, nous les nourrirons jusqu’à l’été puis nous prendrons en charge chacun de notre côté la moitié des jeunes, pour qu’ils fassent leur entrée dans le monde, jusqu’à ce que l’hiver reviennent, vers une nouvelle boucle; au gré des saisons.

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