Le vendredi de la biodiversité à Villennes-sur-Seine: le Pic Noir


Il n’y a que le hasard ou la patience extrême qui vous permette de croiser ma route car je suis imprévisible. Vous dîtes que les animaux sont routiniers mais ce n’est pas mon cas.

Il y a encore 40 ans, vous ne me trouviez qu’en montagne, dans ces zones où personne ne me dérangeait et certains de mes congénères y sont toujours, connaissant la paix d’un monde sauvage mais aussi les températures extrêmes.

Certes, nous sommes parfaitement adaptés au climat rigoureux de la montagne mais soyons clairs, les températures et les ressources sont plus aisées ici.




La région Parisienne, c’est plutôt fun, le temps est clément sans être trop chaud et je n’ai pas de mal à trouver à manger.

Je possède pléthore de loges, au moins une dizaine entre lesquelles je varie les plaisirs.
Lorsque j’ai épuisé la nourriture à un endroit, je vole quelques dizaines ou centaines de mètres et toc-toc-toc, de mon bec puissant, je trouve les insectes charnus sous l’écorce décharnée d’un arbre dépérissant.

C’est à cette particularité qu’on me reconnaît, l’espace vide entre mon bec et mon crâne me permet de taper si fort sur les troncs que la forêt tout entière résonne de mes assauts, signature sonore de ma voracité.


En ce moment, je cherche une demoiselle, ensemble, nous allons construire une nouvelle loge propre, aux dimensions parfaites, nous y verrons grandir, tout l’été durant, une marmaille criarde, aux becs comme des gouffres béants.

Il faut rendre à César ce qui lui appartient: nous sommes de grands pourvoyeurs d’habitats car nous n’utilisons jamais une loge usagée pour construire notre foyer saisonnier.

Que voulez-vous, nous sommes des parents exigeants, nous sommes les pics noirs de la forêt.

Partager l'article

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on linkedin
LinkedIn
A lire

Poursuivre votre lecture