Le vendredi de la biodiversité à Villennes sur Seine : L’écureuil

Je dois faire des réserves, vite! 

Savez-vous que ce sont nous, les écureuils, qui avons permis au chêne de coloniser l’Europe ? 

Nous avons peur de manquer alors, nous enterrons des glands pour l’hiver. Tellement de glands qu’on les oublie et peu à peu, mètre par mètre, génération après génération, les chênes sont partout. Notre angoisse, c’est la mère de toutes les forêts d’Europe.

A chaque saison, sa thématique et l’automne, c’est l’heure du rush. 

Je dois faire des réserves, vite! 

Hier encore, perché en haut de mon arbre, bien à l’abri de son feuillage, j’avais presque oublié la présence des hommes mais aujourd’hui, je vous vois dans mes aller-retours, vous me regardez mais je m’en balance,  j’ai bien autre chose à faire: je dois faire des réserves, vite!

Alors, je cours, je saute, je grimpe, je creuse, du matin au soir.

Parfois, je croise mon frère alors on se court après 2 minutes, ça nous rappelle le printemps, quand nous étions encore des gosses tapageurs, tout un été à passé depuis et nous sommes à présent de jeunes adultes responsables et nous ne raterons pas notre premier hiver. Mince, je vous parle, je vous parle et le temps passe alors je file. 

Je dois faire des réserves, vite!

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